mardi 3 février 2009
lundi 12 janvier 2009
Espoir
Son regard céruléen s’abîmait dans la contemplation immobile de cette eau grise qui coulait lentement sous le pont. Le vent agita une mèche de ses longs cheveux noirs qui vint se coller sur sa joue mouillée de larmes. Tout s’effondre autour de Maryline. Son compagnon l’abandonne, son emploi perdu, sa famille la rejette ; à quoi bon vivre !
D’un geste hésitant elle enjambe le parapet songeant à cet autre soir de Noël ou son cousin lui faisait découvrir l'amour lorsque derrière elle une voix chaude arrête ce geste ultime. Elle se retourne, découvre un homme déguisé en père noël qui l’encourage à conter son désarroi.
Elle explique comment son petit ami l’a quitté pour une autre à l’instant où elle s’apprêtait à lui annoncer son licenciement. Dans un murmure elle narre ce funeste conflit avec ses parents qui depuis trois ans refusent de la rencontrer ; enfin le néant que devient sa vie.
L’homme lui révèle être véritablement le Père noël autorisé à venir sur terre une fois par an, non pas pour distribuer des jouets aux enfants comme le prétend une pesante légende mais pour apporter le bonheur à une seule personne.
Mon enfant lui dit-il, tu vas rentrer chez toi, tu trouveras réunis autour d’une table ton compagnon et tes parents qui, ensemble, t’attendent avec impatience pour célébrer vos retrouvailles. Un courriel de ton patron t’annoncera ta réintégration accompagnée d’une promotion. Jamais plus l’adversité ne s’abattra sur toi tu es désormais sous ma protection.
La jeune fille saute au cou de Père noël lui promettant une éternelle reconnaissance et s’engage sur l’instant à œuvrer pour le remercier.
Un peu embarrassé, Père noël confit à Maryline que la béatitude généreusement offerte aux résidents du Paradis lui laisse toutefois une insatisfaction et invite sa laudatrice à lui prodiguer une longue fellation. Interloquée, Maryline s’exécute toutefois avec toute la bonne volonté dont elle est capable.
Un puissant jet de sperme inonde la bouche besogneuse. Père noël, au terme d’un long soupir, interroge Maryline :
- « Quel age as tu douce enfant ? »
- « Vingt-deux ans Père noël. »
- « Pauvrette, à ton âge tu crois encore au père noël ! »
D’un geste hésitant elle enjambe le parapet songeant à cet autre soir de Noël ou son cousin lui faisait découvrir l'amour lorsque derrière elle une voix chaude arrête ce geste ultime. Elle se retourne, découvre un homme déguisé en père noël qui l’encourage à conter son désarroi.
Elle explique comment son petit ami l’a quitté pour une autre à l’instant où elle s’apprêtait à lui annoncer son licenciement. Dans un murmure elle narre ce funeste conflit avec ses parents qui depuis trois ans refusent de la rencontrer ; enfin le néant que devient sa vie.
L’homme lui révèle être véritablement le Père noël autorisé à venir sur terre une fois par an, non pas pour distribuer des jouets aux enfants comme le prétend une pesante légende mais pour apporter le bonheur à une seule personne.
Mon enfant lui dit-il, tu vas rentrer chez toi, tu trouveras réunis autour d’une table ton compagnon et tes parents qui, ensemble, t’attendent avec impatience pour célébrer vos retrouvailles. Un courriel de ton patron t’annoncera ta réintégration accompagnée d’une promotion. Jamais plus l’adversité ne s’abattra sur toi tu es désormais sous ma protection.
La jeune fille saute au cou de Père noël lui promettant une éternelle reconnaissance et s’engage sur l’instant à œuvrer pour le remercier.
Un peu embarrassé, Père noël confit à Maryline que la béatitude généreusement offerte aux résidents du Paradis lui laisse toutefois une insatisfaction et invite sa laudatrice à lui prodiguer une longue fellation. Interloquée, Maryline s’exécute toutefois avec toute la bonne volonté dont elle est capable.
Un puissant jet de sperme inonde la bouche besogneuse. Père noël, au terme d’un long soupir, interroge Maryline :
- « Quel age as tu douce enfant ? »
- « Vingt-deux ans Père noël. »
- « Pauvrette, à ton âge tu crois encore au père noël ! »
jeudi 18 décembre 2008
mercredi 17 décembre 2008
Souvenirs, souvenirs !
Chargé d’enquêter sur la vie dans les campagnes reculées pour le compte d’un magazine télévisé Adrien Pollet explore les Causses à la recherche de personnages authentiques capables de relater quelques uns de ces évènements qui font la vie simple de la France profonde.
Sur son chemin il croise Jules Barthaud, un berger aux traits burinés s’exprimant avec une puissante voix rocailleuse.
Adrien Pollet engage la conversation sur un ton bonhomme libérant la parole de ce berger un peu bourru et lui demande de narrer son meilleur souvenir. Le vieil homme fait un temps tourner sa casquette usée sur son crâne dégarni et commence son récit les yeux pétillants de joie.
« C’était il y a bien dix ans le brouillard tombait sur le plateau et les combles qu’on y voyait pas à dix mètres. Je perdais une chèvre et pardi elle était pleine alors je demandais aux voisins de m’aider à la chercher. Après une journée on l’a retrouvée au fond d’une ravine; même pas blessée. Ce fut dure pour la remonter mais après, nous étions tellement content que nous l’avons tous … »
Adrien Pollet interrompt brusquement le conteur ; cette histoire ne pouvant décemment être diffusée. Il demande à ce brave Jules Barthaud d’évoquer un autre souvenir.
Heureux que l’on s’intéresse à lui il engage prestement un nouveau récit.
« C’était en hiver ; les Boudichou avaient tué le cochon et la Gertrude s’en allait chez sa sœur porter la fricassée quand le vent se mit à souffler si fort qu’il soulevait la poussière des chemins. On n’y voyait plus goutte et la Gertrude se perdit. À la nuit tout le monde partit à sa recherche et quand on l’a retrouvée on était tellement content qu’on la tous … »
Adrien Pollet, cramoisi, arrêta ce pauvre Jules Barthaud qui commençait à douter de la capacité du petit gars de la ville à apprécier les bons moments de l’existence et justement le journaliste lui demande maintenant de raconter son plus mauvais souvenir.
« C’était pour la Saint Benoit, le patron du village ; nous faisions la fête comme chaque année. Le Maire avait offert un gros tonneau de blanc. Avec Maurice et Albert, mes conscrits, on a fait un concours à qui en boirait le plus. J’ai gagné. Le soir en rentrant je me suis perdu et tout le monde se mit à ma recherche … !
Sur son chemin il croise Jules Barthaud, un berger aux traits burinés s’exprimant avec une puissante voix rocailleuse.
Adrien Pollet engage la conversation sur un ton bonhomme libérant la parole de ce berger un peu bourru et lui demande de narrer son meilleur souvenir. Le vieil homme fait un temps tourner sa casquette usée sur son crâne dégarni et commence son récit les yeux pétillants de joie.
« C’était il y a bien dix ans le brouillard tombait sur le plateau et les combles qu’on y voyait pas à dix mètres. Je perdais une chèvre et pardi elle était pleine alors je demandais aux voisins de m’aider à la chercher. Après une journée on l’a retrouvée au fond d’une ravine; même pas blessée. Ce fut dure pour la remonter mais après, nous étions tellement content que nous l’avons tous … »
Adrien Pollet interrompt brusquement le conteur ; cette histoire ne pouvant décemment être diffusée. Il demande à ce brave Jules Barthaud d’évoquer un autre souvenir.
Heureux que l’on s’intéresse à lui il engage prestement un nouveau récit.
« C’était en hiver ; les Boudichou avaient tué le cochon et la Gertrude s’en allait chez sa sœur porter la fricassée quand le vent se mit à souffler si fort qu’il soulevait la poussière des chemins. On n’y voyait plus goutte et la Gertrude se perdit. À la nuit tout le monde partit à sa recherche et quand on l’a retrouvée on était tellement content qu’on la tous … »
Adrien Pollet, cramoisi, arrêta ce pauvre Jules Barthaud qui commençait à douter de la capacité du petit gars de la ville à apprécier les bons moments de l’existence et justement le journaliste lui demande maintenant de raconter son plus mauvais souvenir.
« C’était pour la Saint Benoit, le patron du village ; nous faisions la fête comme chaque année. Le Maire avait offert un gros tonneau de blanc. Avec Maurice et Albert, mes conscrits, on a fait un concours à qui en boirait le plus. J’ai gagné. Le soir en rentrant je me suis perdu et tout le monde se mit à ma recherche … !
jeudi 11 décembre 2008
mercredi 26 novembre 2008
samedi 22 novembre 2008
Une sur deux
Je suis très émue de vous dire que j'ai
bien compris, l'autre jour, que vous avez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde un souvenir de votre
baiser et je voudrais que ce soit
là une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul. Si vous voulez me voir ainsi
dévoilée, sans aucun artifice mon âme
toute nue, daignez donc me faire une visite.
Et nous causerons en amis et en chemin.
Je vous prouverai que je suis la femme
sincère capable de vous offrir l'affection
la plus profonde et la plus étroite
amitié, en un mot, la meilleure amie
que vous puissiez rêver. Puisque votre
âme est libre, alors que l'abandon où je
vis est bien long, bien dur et bien souvent
pénible, ami très cher, j'ai le cœur
gros, accourez vite et venez me le
faire oublier. À l'amour, je veux me sou-
mettre entièrement.
George Sand
bien compris, l'autre jour, que vous avez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde un souvenir de votre
baiser et je voudrais que ce soit
là une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul. Si vous voulez me voir ainsi
dévoilée, sans aucun artifice mon âme
toute nue, daignez donc me faire une visite.
Et nous causerons en amis et en chemin.
Je vous prouverai que je suis la femme
sincère capable de vous offrir l'affection
la plus profonde et la plus étroite
amitié, en un mot, la meilleure amie
que vous puissiez rêver. Puisque votre
âme est libre, alors que l'abandon où je
vis est bien long, bien dur et bien souvent
pénible, ami très cher, j'ai le cœur
gros, accourez vite et venez me le
faire oublier. À l'amour, je veux me sou-
mettre entièrement.
George Sand
vendredi 21 novembre 2008
jeudi 20 novembre 2008
Lumière
La brume nauséeuse qui enveloppait l’esprit du vieil homme laissait progressivement place à l’agréable senteur de ses pâtisseries favorites. Lentement il ouvrit les yeux laissant son regard explorer cette chambre que depuis quelques jours il ne quittait plus. Le parfum de cannelle, d’orange et de chocolat lui donnait la force de se dresser pour empoigner le déambulateur abandonné près du lit. Avec peine il se dirige vers la cuisine où sur la table, encore fumants, reposent par dizaines ces biscuits que son épouse confectionne avec talent. Il tend une main fébrile pour en saisir un, ultime instant de grâce avant son trop proche trépas, mais un violent coup de spatule l’arrête. La voix forte de sa femme raisonne « Ne touche pas c’est pour les funérailles ».
mercredi 19 novembre 2008
samedi 15 novembre 2008
Inscription à :
Articles (Atom)






