jeudi 20 novembre 2008
Lumière
La brume nauséeuse qui enveloppait l’esprit du vieil homme laissait progressivement place à l’agréable senteur de ses pâtisseries favorites. Lentement il ouvrit les yeux laissant son regard explorer cette chambre que depuis quelques jours il ne quittait plus. Le parfum de cannelle, d’orange et de chocolat lui donnait la force de se dresser pour empoigner le déambulateur abandonné près du lit. Avec peine il se dirige vers la cuisine où sur la table, encore fumants, reposent par dizaines ces biscuits que son épouse confectionne avec talent. Il tend une main fébrile pour en saisir un, ultime instant de grâce avant son trop proche trépas, mais un violent coup de spatule l’arrête. La voix forte de sa femme raisonne « Ne touche pas c’est pour les funérailles ».
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