mercredi 26 novembre 2008

samedi 22 novembre 2008

Une sur deux

Je suis très émue de vous dire que j'ai
bien compris, l'autre jour, que vous avez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde un souvenir de votre
baiser et je voudrais que ce soit
là une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul. Si vous voulez me voir ainsi
dévoilée, sans aucun artifice mon âme
toute nue, daignez donc me faire une visite.
Et nous causerons en amis et en chemin.
Je vous prouverai que je suis la femme
sincère capable de vous offrir l'affection
la plus profonde et la plus étroite
amitié, en un mot, la meilleure amie
que vous puissiez rêver. Puisque votre
âme est libre, alors que l'abandon où je
vis est bien long, bien dur et bien souvent
pénible, ami très cher, j'ai le cœur
gros, accourez vite et venez me le
faire oublier. À l'amour, je veux me sou-
mettre entièrement.

George Sand

vendredi 21 novembre 2008

jeudi 20 novembre 2008

Lumière

La brume nauséeuse qui enveloppait l’esprit du vieil homme laissait progressivement place à l’agréable senteur de ses pâtisseries favorites. Lentement il ouvrit les yeux laissant son regard explorer cette chambre que depuis quelques jours il ne quittait plus. Le parfum de cannelle, d’orange et de chocolat lui donnait la force de se dresser pour empoigner le déambulateur abandonné près du lit. Avec peine il se dirige vers la cuisine où sur la table, encore fumants, reposent par dizaines ces biscuits que son épouse confectionne avec talent. Il tend une main fébrile pour en saisir un, ultime instant de grâce avant son trop proche trépas, mais un violent coup de spatule l’arrête. La voix forte de sa femme raisonne « Ne touche pas c’est pour les funérailles ».

mercredi 19 novembre 2008

samedi 15 novembre 2008